Archive pour mai, 2007

Aujourd’hui 20 mai. Un jeune sahraoui nous explique les manifestations qui y ont eu lieu

Aujourd'hui 20 mai anniversaire du commencement de la lutte du Frente Polisario des actes sont célébrés à Miyek (territoires affranchis) Mais non seulement là. Au Sàhara occidental, les jeunes sahraouis sortent à la rue faisant ondoyer les drapeaux sahraouis, criant en faveur du Frente Polisario et défiant les autorités marocaines. À la ville où ce garçon vit aussi ils sont sortis à la rue. Nous ne le verrons peut-être ni à la presse ni à la télévision mais nous avons les mots qui nous arrivent à travers l'ordinateur.
La voix d'un jeune qui est né sous l'occupation qui dément la théorie des lobbystes qui mettent en doute la représentativité du Frente Polisario.
Si depuis là ils nous lisent qu'ils  sachent que nous sommes avec eux, que nous avons aussi fait à nous leur drapeau et qu'ici aussi il y a des activistes qui reprochent au Président du Gouvernement qu'on ait vendu les sahraouis

Jusqu'à bientôt. 

Publié dans:Non classé |on 20 mai, 2007 |7 Commentaires »

LA DIGNITÉ D’UN PEUPLE

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Cette fille s'appelle Zuinoha. Il est sahraoui et vif à Mahbes (Smara) aux Campements de Tindouf. Elle est une des 10.000 enfants qui cette année passeront les vacances en Espagne.
Toute la société civile espagnole désire l'indépendance pour les sahraouis.
Entre tous nous l'obtiendrons.
Qu'aucun Saharien de ceux qui me laissent des commentaires ne se décourage pour la propagande menteuse et sale que quelque Marocain fait. Ils sont comme des perroquets qu'ils répètent seulement la propagande qui rendent à leur pays  médiévale.
Le Sahara libre. Avec le Polisario jusqu'à l'Indépendance.

Publié dans:Non classé |on 14 mai, 2007 |14 Commentaires »

Une jeune fille sahraouie perd un œil dans des affrontements avec la police marocaine à Marrakech

MAROC/SAHARA OCCIDENTAL/ETUDIANTS

Une jeune fille sahraouie perd un œil dans des affrontements avec la police marocaine à Marrakech

Marrakech, 13/05/2207 (SPS) Une jeune fille sahraoui, Soltana Khaya, a été amputée de son œil droit tragiquement atteint au cours des affrontements entre la police marocaine et les étudiants sahraouis de l’université marocaine Kadi Ayad de Marrakech jeudi dernier dans le campus universitaire où ces étudiants organisaient un sit-in de solidarité avec leur camarades victime de la répression à Agadir.

La jeune fille avait été transportée immédiatement à l’hôpital de la ville dans un état grave blessée également à la tête, les membres et le thorax, pour être amputée de son œil, a indiqué un communiqué du ministère des territoires occupés et de la diaspora, parvenue à SPS.

Les affrontements du jeudi durant lesquels les autorités sécuritaires marocaines ont fait appel à des milices d’étudiants marocains pour contrecarrer leurs camarades sahraouis, ont causé des dizaines de blessés et d’arrestations dans les rangs des étudiants sahraouis (http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/05/sps-100507-4.html), rappelle-t-on.

Les étudiants sahraouis se sont organisés de nouveau la journée du samedi en sit-in devant le commissariat de police voisin où l’un de leur camarade était détenu pour réclamer sa libération.

Dispersés par la police à coups de matraques et encadrés pour revenir au campus universitaire, ils seront accueillis par plus des dizaines d’étudiants marocains armés de gourdins, de pioches et d’armes blanches pour les bastonner de nouveau.

Le président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait appelé le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a intervenir d’urgence auprès des autorités marocaines afin de protéger les étudiants sahraouis, "victimes d’un brutale répression" marocaine et d’une "milice" d’étudiants marocains chauffée à blanc contre eux, rappelle-t-on. (SPS)

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Publié dans:Non classé |on 14 mai, 2007 |114 Commentaires »

SPOT. VACANCES EN PAIX.

LES ENFANTS SAHRAOUIS VIVENT REFUGÈES DANS LE DÉSERT LE PLUS INHOSPITALIER. TA SOLIDARITÉ PEUT FAIRE QU'ILS PASSENT DES VACANCES EN PAIX CHEZ TOI. PARTAGE L'ÉTÉ. CE SERA TOUTE UNE EXPÉRIENCE.

Publié dans:videos |on 7 mai, 2007 |6 Commentaires »

Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara espagnol.4

Tout était prévu d'avance Hartman fait alors référence à un télégramme dans lequel le gouvernement espagnol était "très explicite" au sujet "de ce qu'il ferait pour influencer" un référendum (c'est-à-dire, en faveur du Maroc). 

Que la marche se soit poursuivie sans accroc, et que l'Espagne n'ait jamais soulevé la question de l'invasion militaire du Maroc dans le nord-est du territoire, indique que l'affaire était vraiment décidée d'avance. Pour Washington, cependant, un certain doute persistait quant à l'issue, favorable ou non à Hassan. Le lendemain, après que Hassan ait annoncé le retrait de ses marcheurs du Sahara, Kissinger, Scowcroft et Ford se retrouvèrent dans le bureau ovale au matin du 10 novembre. Selon les notes de la réunion, Kissinger leur a indiqué, 

Hassan s'est retiré du Sahara. Mais s'il ne l'obtient pas, il est fini. Nous devrions maintenant travailler à ce qu'il l'obtienne. Nous allons agir au sein de l'ONU [pour] assurer un vote favorable. Les notes de la réunion ne relèvent pas la réponse de Ford ou de Scowcroft. Selon les mémoires de Moynihan, nous savons ce qui s'est passé après. 

Lors d'une réunion semblable le lendemain, 11 novembre, l'échange suivant eut lieu : Président : Comment va le Sahara espagnol ? 

Kissinger : Ça s'est calmé, mais j'ai peur que Hassan puisse être renversé s'il n'obtient pas un succès. On compte sur un vote truqué à l'ONU, mais s'il ne se produit pas… Malheureusement pour Kissinger, l'ONU n'a pas été capable d'organiser un vote "truqué" durant l'administration tripartite transitoire, qui a vu la moitié de la population indigène fuir vers le désert avant le retrait de l'Espagne en février 1976. La sanction des urnes étant refusée, le Polisario a essayé de réaliser l'autodétermination par le fusil. 

En 1991 la communauté internationale a une nouvelle fois promis l'autodétermination aux Sahraouis. Cette fois Hassan a essayé de fausser le vote en inondant les listes électorales de non-Sahraouis. Plutôt que de forcer son successeur, le Roi Mohamed, d'accepter l'échec de cette tentative, les USA ont soutenu la proposition de Baker en 2003 de permettre aux colons marocains de participer au vote. Peu disposé à faire confiance même à ses propres citoyens, le Maroc a rejeté cette proposition. Privé une nouvelle fois de son droit fondamental, le Sahara occidental occupé a connu les plus importantes démonstrations pro-indépendantistes, suivies d'une violente répression. Les récents rapports du secrétaire général relèvent une augmentation des violations du cessez-le-feu, des deux côtés.  Un mois après la crise, Kissinger a rencontré le ministre algérien des Affaires étrangères - l'actuel président - Abdelaziz Bouteflika. Il a expliqué le paradoxe de la politique étrangère des USA à Bouteflika, qu'il a appelé un enfant terrible. "Empêcher la marche verte", a expliqué Kissinger, "aurait mis à mal nos relations avec le Maroc, de fait un embargo." Bouteflika a répliqué, "vous auriez pu le faire. Vous pouviez couper l'aide économique et l'aide militaire." Kissinger a tenté une réplique : "mais cela aurait signifié la ruine complète de nos relations avec le Maroc." Bouteflika a persisté et insisté sur le fait que le gouvernement des USA a favorisé l'une des parties. "Je ne pense pas que nous ayons favorisé une partie," a dit Kissinger. "Nous avons essayé de rester en dehors du conflit." Mais, a-t-il ajouté, "pour nous aligner sur [votre] position, nous aurions dû changer complètement de point de vue." En 1976, le spécialiste renommé de droit international, Thomas Franck, a décrit avec justesse la politique des USA pendant la crise comme "un acte d'opportunisme politique fondé sur des alliances est/ouest." On pourrait en dire autant aujourd'hui de la politique américaine de "neutralité" par rapport au conflit du Sahara occidental, ainsi qu'à d'autres conflits touchant à la négation de l'autodétermination nationale. La seule différence entre 1975 et 2005 réside dans le contexte géopolitique justificateur. On est passé de la guerre froide à la guerre contre le terrorisme, ce qui nous amène à croire que notre neutralité proclamée est un luxe que nous ne pouvons pas encore nous permettre. Mais la persistance du conflit du Sahara occidental démontre les imperfections de la politique américaine de "neutralité" au Sahara. Durant les 30 dernières années, Washington ne s'en est pas rendu compte. 

Publié dans:articles |on 6 mai, 2007 |Pas de commentaires »

Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara espagnol.3

À la recherche d'une formule 

Même Kurt Waldheim était au courant. Parlant avec Moynihan le 29 octobre, Waldheim a indiqué qu'il avait proposé une solution basée sur "le précédent de l'Irian occidental." (En 1961 l'Indonésie avait envahi la Nouvelle Guinée occidentale, actuellement West Irian Jaya, avant que la colonie hollandaise ne puisse accéder à l'indépendance. Le territoire fut placé brièvement sous administration de l'ONU en 1962, et remis à l'Indonésie en 1963. Un référendum controversé d'autodétermination avait formalisé en 1969 la souveraineté indonésienne). Le Maroc abandonnerait la marche si l'Espagne acceptait de se retirer début 1976 ; par la suite une administration intérimaire de l'ONU organiserait un référendum. Waldheim avait admis qu'il serait difficile de trouver une "formule pour consulter la population", acceptable par Hassan, mais comme le signalait à ce moment-là un rapport de la CIA, "le secrétaire général avait pensé auparavant que le Maroc approuverait sa proposition, à condition que l'administration onusienne soit 'manipulée', de sorte que le territoire retourne bientôt à Rabat et à Nouakchott." 

Le matin du 3 novembre Ford, Scowcroft et Kissinger se réunissaient dans le bureau ovale où on discuta, entre autres, de l'imminente marche verte. Lors de cette réunion, il s'avéra que Ford avait mis au point les lignes générales de la politique des USA face à la crise menaçante, basées sur une proposition de Kissinger. 

Kissinger : … A propos du Sahara espagnol, la pression algérienne a fait renoncer les Espagnols. L'Algérie veut un port et il y a de riches gisements de phosphate. Les Algériens nous ont menacés avec leur position au Moyen Orient. Nous avons envoyé des messages aux Marocains hier. Je pense que nous devrions nous désengager. C'est encore un de ces problèmes du genre Grèce - Turquie, où nous allons être perdants. Nous pourrions dire à Hassan que nous nous opposons à lui ; cela pourrait l'arrêter mais c'est nous qui nous serions le bouc émissaire. Ou alors nous pourrions pousser Waldheim en avant. 

Président : Je pense que l'ONU devrait s'occuper davantage de ces problèmes. God damn, nous ne devrions pas devoir tout faire et encaisser les coups. 

Kissinger : L'ONU pourrait faire comme en Irian occidental, où ils ont magouillé la "consultation de la volonté populaire", et sont partis. 

Président : Utilisons la voie de l'ONU. 

Le lendemain, après que Ford ait apparemment précisé la politique des USA, Kissinger présentait aux mêmes un exposé très court sur la crise du Sahara : 

Au Sahara, c'est un gâchis. L'armée espagnole ne veut pas avoir l'air d'être jetée dehors. Juan Carlos a dit que le Maroc pourrait avoir le Sahara si la marche était stoppée, mais elle ne peut plus l'être. 

Le 5 novembre, la veille de la marche, tôt le matin, Kissinger et ses collaborateurs discutent de la crise lors d'une réunion. Atherton commence en récapitulant les dernières activités diplomatiques et fait allusion à une proposition espagnole. Il est interrompu avant de révéler le contenu de la "suggestion raisonnable". Kissinger l'arrête pour dire, "renvoie-le [le Sahara] à l'ONU avec la garantie qu'il reviendra au Maroc." Le vice-secrétaire d'Etat pour les affaires européennes, Arthur Hartman, propose alors "d'escorter" certains des marcheurs à travers la frontière, mais Atherton le coupe pour donner ces instructions : "Laissez les marcheurs entrer sur dix kilomètres et laissez un groupe aller jusqu'au bout [Al-`Ayun], et après ça, faire demi-tour et rentrer. C'est ce qui a été transmis à Hassan." 

Rappelant que "le moment devient critique", Atherton poursuit en laissant entendre que cet arrangement pourrait ne pas satisfaire tous les Marocains. "Le problème de Hassan", explique alors Atherton, "c'est que, s'il a l'air de trop se soumettre, il aura des difficultés chez lui, bien sûr." Kissinger demande alors, "mais il va obtenir le territoire, n'est-ce pas ?" A quoi Atherton réplique: Bon, il le veut garanti à cent pour cent. Je pense qu'il obtiendra moins que ça - mais il obtiendra probablement  le maximum qu'il peut espérer maintenant, vu la position des Espagnols. Il peut… 

Secrétaire Kissinger : Il obtient le maximum qu'il peut espérer… 

Atherton : Sous forme d'une promesse qu'à la fin il aura ce qu'il veut, après être passé par la procédure de l'ONU. Ce n'est pas une garantie à cent pour cent. Mais je ne vois pas ce qu'il peut espérer de plus ni ce qu'il peut trouver comme appui ailleurs. 

Publié dans:Non classé |on 2 mai, 2007 |3 Commentaires »