Aujourd’hui 20 mai. Un jeune sahraoui nous explique les manifestations qui y ont eu lieu

Aujourd'hui 20 mai anniversaire du commencement de la lutte du Frente Polisario des actes sont célébrés à Miyek (territoires affranchis) Mais non seulement là. Au Sàhara occidental, les jeunes sahraouis sortent à la rue faisant ondoyer les drapeaux sahraouis, criant en faveur du Frente Polisario et défiant les autorités marocaines. À la ville où ce garçon vit aussi ils sont sortis à la rue. Nous ne le verrons peut-être ni à la presse ni à la télévision mais nous avons les mots qui nous arrivent à travers l'ordinateur.
La voix d'un jeune qui est né sous l'occupation qui dément la théorie des lobbystes qui mettent en doute la représentativité du Frente Polisario.
Si depuis là ils nous lisent qu'ils  sachent que nous sommes avec eux, que nous avons aussi fait à nous leur drapeau et qu'ici aussi il y a des activistes qui reprochent au Président du Gouvernement qu'on ait vendu les sahraouis

Jusqu'à bientôt. 

Publié dans : Non classé |le 20 mai, 2007 |7 Commentaires »

LA DIGNITÉ D’UN PEUPLE

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Cette fille s'appelle Zuinoha. Il est sahraoui et vif à Mahbes (Smara) aux Campements de Tindouf. Elle est une des 10.000 enfants qui cette année passeront les vacances en Espagne.
Toute la société civile espagnole désire l'indépendance pour les sahraouis.
Entre tous nous l'obtiendrons.
Qu'aucun Saharien de ceux qui me laissent des commentaires ne se décourage pour la propagande menteuse et sale que quelque Marocain fait. Ils sont comme des perroquets qu'ils répètent seulement la propagande qui rendent à leur pays  médiévale.
Le Sahara libre. Avec le Polisario jusqu'à l'Indépendance.

Publié dans : Non classé |le 14 mai, 2007 |14 Commentaires »

Une jeune fille sahraouie perd un œil dans des affrontements avec la police marocaine à Marrakech

MAROC/SAHARA OCCIDENTAL/ETUDIANTS

Une jeune fille sahraouie perd un œil dans des affrontements avec la police marocaine à Marrakech

Marrakech, 13/05/2207 (SPS) Une jeune fille sahraoui, Soltana Khaya, a été amputée de son œil droit tragiquement atteint au cours des affrontements entre la police marocaine et les étudiants sahraouis de l’université marocaine Kadi Ayad de Marrakech jeudi dernier dans le campus universitaire où ces étudiants organisaient un sit-in de solidarité avec leur camarades victime de la répression à Agadir.

La jeune fille avait été transportée immédiatement à l’hôpital de la ville dans un état grave blessée également à la tête, les membres et le thorax, pour être amputée de son œil, a indiqué un communiqué du ministère des territoires occupés et de la diaspora, parvenue à SPS.

Les affrontements du jeudi durant lesquels les autorités sécuritaires marocaines ont fait appel à des milices d’étudiants marocains pour contrecarrer leurs camarades sahraouis, ont causé des dizaines de blessés et d’arrestations dans les rangs des étudiants sahraouis (http://www.spsrasd.info/fr/infos/2007/05/sps-100507-4.html), rappelle-t-on.

Les étudiants sahraouis se sont organisés de nouveau la journée du samedi en sit-in devant le commissariat de police voisin où l’un de leur camarade était détenu pour réclamer sa libération.

Dispersés par la police à coups de matraques et encadrés pour revenir au campus universitaire, ils seront accueillis par plus des dizaines d’étudiants marocains armés de gourdins, de pioches et d’armes blanches pour les bastonner de nouveau.

Le président de la République, Mohamed Abdelaziz, avait appelé le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a intervenir d’urgence auprès des autorités marocaines afin de protéger les étudiants sahraouis, "victimes d’un brutale répression" marocaine et d’une "milice" d’étudiants marocains chauffée à blanc contre eux, rappelle-t-on. (SPS)

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Publié dans : Non classé |le 14 mai, 2007 |92 Commentaires »

SPOT. VACANCES EN PAIX.

LES ENFANTS SAHRAOUIS VIVENT REFUGÈES DANS LE DÉSERT LE PLUS INHOSPITALIER. TA SOLIDARITÉ PEUT FAIRE QU'ILS PASSENT DES VACANCES EN PAIX CHEZ TOI. PARTAGE L'ÉTÉ. CE SERA TOUTE UNE EXPÉRIENCE.

Publié dans : videos |le 7 mai, 2007 |6 Commentaires »

Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara espagnol.4

Tout était prévu d'avance Hartman fait alors référence à un télégramme dans lequel le gouvernement espagnol était "très explicite" au sujet "de ce qu'il ferait pour influencer" un référendum (c'est-à-dire, en faveur du Maroc). 

Que la marche se soit poursuivie sans accroc, et que l'Espagne n'ait jamais soulevé la question de l'invasion militaire du Maroc dans le nord-est du territoire, indique que l'affaire était vraiment décidée d'avance. Pour Washington, cependant, un certain doute persistait quant à l'issue, favorable ou non à Hassan. Le lendemain, après que Hassan ait annoncé le retrait de ses marcheurs du Sahara, Kissinger, Scowcroft et Ford se retrouvèrent dans le bureau ovale au matin du 10 novembre. Selon les notes de la réunion, Kissinger leur a indiqué, 

Hassan s'est retiré du Sahara. Mais s'il ne l'obtient pas, il est fini. Nous devrions maintenant travailler à ce qu'il l'obtienne. Nous allons agir au sein de l'ONU [pour] assurer un vote favorable. Les notes de la réunion ne relèvent pas la réponse de Ford ou de Scowcroft. Selon les mémoires de Moynihan, nous savons ce qui s'est passé après. 

Lors d'une réunion semblable le lendemain, 11 novembre, l'échange suivant eut lieu : Président : Comment va le Sahara espagnol ? 

Kissinger : Ça s'est calmé, mais j'ai peur que Hassan puisse être renversé s'il n'obtient pas un succès. On compte sur un vote truqué à l'ONU, mais s'il ne se produit pas… Malheureusement pour Kissinger, l'ONU n'a pas été capable d'organiser un vote "truqué" durant l'administration tripartite transitoire, qui a vu la moitié de la population indigène fuir vers le désert avant le retrait de l'Espagne en février 1976. La sanction des urnes étant refusée, le Polisario a essayé de réaliser l'autodétermination par le fusil. 

En 1991 la communauté internationale a une nouvelle fois promis l'autodétermination aux Sahraouis. Cette fois Hassan a essayé de fausser le vote en inondant les listes électorales de non-Sahraouis. Plutôt que de forcer son successeur, le Roi Mohamed, d'accepter l'échec de cette tentative, les USA ont soutenu la proposition de Baker en 2003 de permettre aux colons marocains de participer au vote. Peu disposé à faire confiance même à ses propres citoyens, le Maroc a rejeté cette proposition. Privé une nouvelle fois de son droit fondamental, le Sahara occidental occupé a connu les plus importantes démonstrations pro-indépendantistes, suivies d'une violente répression. Les récents rapports du secrétaire général relèvent une augmentation des violations du cessez-le-feu, des deux côtés.  Un mois après la crise, Kissinger a rencontré le ministre algérien des Affaires étrangères - l'actuel président - Abdelaziz Bouteflika. Il a expliqué le paradoxe de la politique étrangère des USA à Bouteflika, qu'il a appelé un enfant terrible. "Empêcher la marche verte", a expliqué Kissinger, "aurait mis à mal nos relations avec le Maroc, de fait un embargo." Bouteflika a répliqué, "vous auriez pu le faire. Vous pouviez couper l'aide économique et l'aide militaire." Kissinger a tenté une réplique : "mais cela aurait signifié la ruine complète de nos relations avec le Maroc." Bouteflika a persisté et insisté sur le fait que le gouvernement des USA a favorisé l'une des parties. "Je ne pense pas que nous ayons favorisé une partie," a dit Kissinger. "Nous avons essayé de rester en dehors du conflit." Mais, a-t-il ajouté, "pour nous aligner sur [votre] position, nous aurions dû changer complètement de point de vue." En 1976, le spécialiste renommé de droit international, Thomas Franck, a décrit avec justesse la politique des USA pendant la crise comme "un acte d'opportunisme politique fondé sur des alliances est/ouest." On pourrait en dire autant aujourd'hui de la politique américaine de "neutralité" par rapport au conflit du Sahara occidental, ainsi qu'à d'autres conflits touchant à la négation de l'autodétermination nationale. La seule différence entre 1975 et 2005 réside dans le contexte géopolitique justificateur. On est passé de la guerre froide à la guerre contre le terrorisme, ce qui nous amène à croire que notre neutralité proclamée est un luxe que nous ne pouvons pas encore nous permettre. Mais la persistance du conflit du Sahara occidental démontre les imperfections de la politique américaine de "neutralité" au Sahara. Durant les 30 dernières années, Washington ne s'en est pas rendu compte. 

Publié dans : articles |le 6 mai, 2007 |Pas de Commentaires »

Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara espagnol.3

À la recherche d'une formule 

Même Kurt Waldheim était au courant. Parlant avec Moynihan le 29 octobre, Waldheim a indiqué qu'il avait proposé une solution basée sur "le précédent de l'Irian occidental." (En 1961 l'Indonésie avait envahi la Nouvelle Guinée occidentale, actuellement West Irian Jaya, avant que la colonie hollandaise ne puisse accéder à l'indépendance. Le territoire fut placé brièvement sous administration de l'ONU en 1962, et remis à l'Indonésie en 1963. Un référendum controversé d'autodétermination avait formalisé en 1969 la souveraineté indonésienne). Le Maroc abandonnerait la marche si l'Espagne acceptait de se retirer début 1976 ; par la suite une administration intérimaire de l'ONU organiserait un référendum. Waldheim avait admis qu'il serait difficile de trouver une "formule pour consulter la population", acceptable par Hassan, mais comme le signalait à ce moment-là un rapport de la CIA, "le secrétaire général avait pensé auparavant que le Maroc approuverait sa proposition, à condition que l'administration onusienne soit 'manipulée', de sorte que le territoire retourne bientôt à Rabat et à Nouakchott." 

Le matin du 3 novembre Ford, Scowcroft et Kissinger se réunissaient dans le bureau ovale où on discuta, entre autres, de l'imminente marche verte. Lors de cette réunion, il s'avéra que Ford avait mis au point les lignes générales de la politique des USA face à la crise menaçante, basées sur une proposition de Kissinger. 

Kissinger : … A propos du Sahara espagnol, la pression algérienne a fait renoncer les Espagnols. L'Algérie veut un port et il y a de riches gisements de phosphate. Les Algériens nous ont menacés avec leur position au Moyen Orient. Nous avons envoyé des messages aux Marocains hier. Je pense que nous devrions nous désengager. C'est encore un de ces problèmes du genre Grèce - Turquie, où nous allons être perdants. Nous pourrions dire à Hassan que nous nous opposons à lui ; cela pourrait l'arrêter mais c'est nous qui nous serions le bouc émissaire. Ou alors nous pourrions pousser Waldheim en avant. 

Président : Je pense que l'ONU devrait s'occuper davantage de ces problèmes. God damn, nous ne devrions pas devoir tout faire et encaisser les coups. 

Kissinger : L'ONU pourrait faire comme en Irian occidental, où ils ont magouillé la "consultation de la volonté populaire", et sont partis. 

Président : Utilisons la voie de l'ONU. 

Le lendemain, après que Ford ait apparemment précisé la politique des USA, Kissinger présentait aux mêmes un exposé très court sur la crise du Sahara : 

Au Sahara, c'est un gâchis. L'armée espagnole ne veut pas avoir l'air d'être jetée dehors. Juan Carlos a dit que le Maroc pourrait avoir le Sahara si la marche était stoppée, mais elle ne peut plus l'être. 

Le 5 novembre, la veille de la marche, tôt le matin, Kissinger et ses collaborateurs discutent de la crise lors d'une réunion. Atherton commence en récapitulant les dernières activités diplomatiques et fait allusion à une proposition espagnole. Il est interrompu avant de révéler le contenu de la "suggestion raisonnable". Kissinger l'arrête pour dire, "renvoie-le [le Sahara] à l'ONU avec la garantie qu'il reviendra au Maroc." Le vice-secrétaire d'Etat pour les affaires européennes, Arthur Hartman, propose alors "d'escorter" certains des marcheurs à travers la frontière, mais Atherton le coupe pour donner ces instructions : "Laissez les marcheurs entrer sur dix kilomètres et laissez un groupe aller jusqu'au bout [Al-`Ayun], et après ça, faire demi-tour et rentrer. C'est ce qui a été transmis à Hassan." 

Rappelant que "le moment devient critique", Atherton poursuit en laissant entendre que cet arrangement pourrait ne pas satisfaire tous les Marocains. "Le problème de Hassan", explique alors Atherton, "c'est que, s'il a l'air de trop se soumettre, il aura des difficultés chez lui, bien sûr." Kissinger demande alors, "mais il va obtenir le territoire, n'est-ce pas ?" A quoi Atherton réplique: Bon, il le veut garanti à cent pour cent. Je pense qu'il obtiendra moins que ça - mais il obtiendra probablement  le maximum qu'il peut espérer maintenant, vu la position des Espagnols. Il peut… 

Secrétaire Kissinger : Il obtient le maximum qu'il peut espérer… 

Atherton : Sous forme d'une promesse qu'à la fin il aura ce qu'il veut, après être passé par la procédure de l'ONU. Ce n'est pas une garantie à cent pour cent. Mais je ne vois pas ce qu'il peut espérer de plus ni ce qu'il peut trouver comme appui ailleurs. 

Publié dans : Non classé |le 2 mai, 2007 |3 Commentaires »

Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara espagnol.2

Nous continuons aujourd'hui avec le récit de Jacob Mundy. Remarquez comment le tout-puissant secrétaire d'État ment de manière insolente au Président Gerald Ford sur l'Opinion du TIJ. Remarquez de quelle manière perverse ils voulaient utiliser l'ONU comme couvercle de leurs tripotages. Et non seulement les NNUU mais qu'ils voulaient aussi utiliser la Yemáa mais la dignité et le sens de l'honneur sahraoui leur l'a empêchés. Avant qu'ils la consultent en une pantomime qui voulait feindre que le peuple sahraoui on avait autodéterminé l'Assemblée de notables il s'est dissous et le jeu aux colonisateurs ni aux occupants n'a pas fait. L'histoire finit toujours par être répétée, si vous ne donniez pas un coup d'oeil à la situation d'aujourd'hui, 32 ans après. Les personnages sont d'autres, les manières les mêmes.
Jusqu'à bientôt.  

La réponse des USA à la crise 

 L'annonce du roi Hassan du 16 octobre [de la marche verte] n'a pas été le premier signal reçu par le gouvernement des USA que la situation était en train de s'aggraver au Sahara. Deux semaines plus tôt, le directeur de la CIA, William E. Colby, avait fait parvenir un mémorandum à Kissinger, dans lequel il déclarait carrément : "Le roi Hassan a décidé d'envahir le Sahara espagnol dans les trois prochaines semaines." Il ajoutait que Hassan craignait que l'avis de La Haye pourrait ne pas être favorable à la revendication du Maroc sur le Sahara occidental, de telle sorte qu'une invasion militaire devait être préparée. Le monarque était également certain que les militaires espagnols ne combattraient pas. De plus, comme le mémorandum le suggérait, "il est possible que Hassan en soit arrivé à la conclusion qu'une intervention armée provoquerait une médiation internationale favorable." Que Hassan en soit arrivé à cette conclusion dangereuse s'explique. Une analyse ultérieure de la CIA ajoutait : "Le roi Hassan est apparemment poussé par ses commandants militaires." 

Kissinger a rapidement envoyé une lettre à Hassan II, lui demandant de patienter, mais n'a pas reçu de réponse avant le 14 octobre. Dans celle-ci, Hassan assurait le gouvernement des USA qu'il n'attaquerait pas l'Espagne, bien qu'il ne ferait pas la même promesse à quiconque s'opposerait à ses ambitions. 

Le lendemain de la publication de l'avis de la CIJ et de l'annonce de la marche verte, Kissinger a informé dans le bureau ovale le président Ford et le conseiller à la sécurité nationale, le lieutenant-général Brent Scowcroft : 

Kissinger: Le Maroc menace d'entreprendre une marche monstre sur le Sahara espagnol. La CIJ a donné une opinion qui attribue la souveraineté au Maroc et à la Mauritanie. C'est fondamentalement ce que Hassan voulait. 

Le président: Que va-t-il se produire ? 

Kissinger: L'Espagne penche pour l'indépendance. C'est ce que l'Algérie voudrait aussi. Je parlerai à l'ambassadeur marocain aujourd'hui. 

La Cour, comme nous l'avons mentionné, avait donné un avis tout à fait opposé. Hassan II était probablement la seule personne au monde à partager la lecture partisane de Kissinger de l'avis de la CIJ. 

Après l'annonce par Hassan de la marche verte, l'Espagne a demandé au Conseil de sécurité de stopper le roi. La réponse, considérée comme insuffisante par le gouvernement espagnol, força Madrid à poursuivre un dialogue bilatéral avec le Maroc. Rencontrant Hassan lors d'un voyage pré-programmé pour discuter du conflit israélo-arabe, le vice-secrétaire d'Etat, Alfred Atherton, a rapporté le 22 octobre que le Maroc et l'Espagne avaient conclu un accord permettant la marche tout en sauvant la face. Ils utiliseraient par la suite l'ONU pour légitimer l'occupation marocaine au moyen d'un plébiscite contrôlé, permettant ainsi à l'Espagne de se retirer avec élégance. 

Publié dans : articles |le 30 avril, 2007 |4 Commentaires »

Comment les USA et le Maroc se sont emparés du Sahara espagnol

Par Jacob Mundy

En octobre 1975, la Cour Internationale de Justice déclare - dans un avis consultatif requis par le Maroc - que "les éléments et renseignements portés à sa connaissance n'établissent l'existence d'aucun lien de souveraineté territoriale entre le territoire du Sahara occidental d'une part, le Royaume du Maroc ou l'ensemble mauritanien d'autre part." Quelques heures plus tard le roi Hassan II prétend le contraire. La Haye, déclare-t-il à ses sujets, a soutenu son intransigeance: 350.000 civils marocains vont pénétrer au Sahara espagnol en moujahidines pour le "récupérer" pour la mère patrie. 

S'en suit une intense agitation diplomatique. En Espagne, le cabinet est désorienté, Franco à l'agonie. Une lutte de pouvoir a lieu entre ceux favorables à l'indépendance (les administrateurs coloniaux et des éléments du ministère des Affaires étrangères) et les ultraconservateurs du mouvement national, soucieux des relations avec le Maroc. Alors que les uns sont en faveur de pressions des Nations unies pour stopper la marche verte de Hassan II, les autres engagent un dialogue bilatéral contradictoire pour obtenir un arrangement avec Rabat, qui permette aux deux partenaires de sauver la face. Mais le cabinet espagnol, privé de guide, craint par-dessus tout l'éclatement d'une sale guerre coloniale avec le Maroc. 

Suite à l'annonce de la marche par Hassan II, le Conseil de sécurité demande au secrétaire général Kurt Waldheim de consulter les parties. La principale pierre d'achoppement réside dans le droit à l'autodétermination des habitants du Sahara occidental. Depuis le milieu des années 60, les Nations unies avaient appelé à la décolonisation du Sahara occidental par l'organisation d'un vote populaire, et avaient plus tard souligné le droit à l'indépendance du territoire. En 1974 l'Espagne avait promis qu'elle organiserait bientôt un plébiscite, ce qui avait amené Hassan II à saisir La Haye. Au moment de la crise, la majorité des membres du gouvernement espagnol ne sont pas disposés à abandonner le Sahara avant la tenue d'un référendum, ni à charger l'ONU de l'organiser. Le Maroc, d'autre part, sait que les chances de gagner un tel référendum sont faibles, voire nulles. La plupart des observateurs, y compris l'ONU et la CIA, ont déjà conclu que le territoire est manifestement en faveur de l'indépendance. La stratégie de Hassan II est d'intervenir avant qu'une telle consultation puisse avoir lieu. 

Le 6 novembre, la marche démarre sans accroc, bien que le jour même une résolution du Conseil de sécurité "l'ait déplorée". Comme le remarquait récemment le magazine marocain Tel Quel, seul un petit nombre des moujahidines de Hassan II ont pénétré dans le territoire - et sont rapidement retournés en arrière, menaçant tout juste la "ligne espagnole de dissuasion" à 10 kilomètres derrière la frontière. Pourtant, pratiquement à l'insu du monde entier, les forces armées marocaines sont déjà passées à l'attaque dans la région nord-est du territoire, le 31 octobre, dans le but d'empêcher toute contre-offensive algérienne. Là, les forces de Hassan II ont rencontré la résistance sporadique du Polisario, un mouvement de libération créé deux ans auparavant. 

Hassan II l'a emporté dans sa surenchère avec Madrid. Il rappelle ses marcheurs le 9 novembre, proclamant que la situation avait évolué mieux que prévu. En effet, le 14 novembre, des représentants du Maroc, de la Mauritanie et de l'Espagne annoncent qu'ils ont conclu un accord, qui met en place une administration tripartite jusqu'au départ formel de l'Espagne début 1976. L'autodétermination, déclarent-ils, se réalisera simplement par la consultation de la Jama'a, un organisme colonial constitué des notables sahraouis. Mais avant que cela n'ait lieu, la Jama'a se dissout, proclamant que le Polisario est le véritable représentant du peuple du Sahara occidental. Près de la moitié de la population indigène se rallie au drapeau du Polisario en exil en Algérie, où elle vit encore aujourd'hui dans quatre camps de réfugiés près de Tindouf. L'autodétermination, refusée en 1975, est toujours sur le tapis, même si l'ONU annonce en 1991 qu'elle organiserait le vote dans quelques mois.  

Publié dans : Non classé, articles |le 29 avril, 2007 |Pas de Commentaires »

L’INHOSPITALIER EXILE

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À Londres il y a une exposition d'une photographe espagnole : Quintina Valero. Il obtient le titre : l'inhospitalier exile et veut montrer la dureté et le drame des réfugiés au désert de l'Algérie.

Les photos en sont un petit étalage et je les ai copié de Sanblast

Publié dans : photos |le 27 avril, 2007 |7 Commentaires »

MANIFESTATION À MADRID

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Plusieurs personnalités exigent du gouvernement espagnol la défense de la légalité internationale

Madrid, 22/04/2007 (SPS) Plusieurs personnalités qui ont pris part samedi à Madrid à la manifestation d’appui au droit du peuple sahraoui à "l’autodétermination et l’indépendance", à laquelle ont assisté des milliers de citoyens espagnols, ont exigé du gouvernement socialiste en Espagne de "réviser" sa position sur le conflit du Sahara Occidental et de défendre la légalité internationale.

Le coordinateur général de Izquierada unida (Gauche unie, l’un des 3 principaux partis politiques en Espagne), Gaspar Llamazares, a déclaré à la presse que le Gouvernement espagnol, "qui a changé de camp, à travers son appui au (plan d’autonomie) marocain, doit rectifier sa position et revenir à la position traditionnelle d’appui au référendum".

"Nous pensons que le Gouvernement est dans l’erreur. Il doit défendre le droit international et le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui et non pas défendre une position marocaine qui viole ce droit. L’autonomie est irrecevable. La seule solution (au conflit) est l’autodétermination", a affirmé M. Llamazares.

L’eurodéputé, Willy Meyer, a dénoncé, pour sa part, "l’attitude de défi du royaume du Maroc au droit international, à la communauté internationale et à l’Union européenne (UE) qui, a-t-il déploré, n’a pas émis un signal clair pour amener le Maroc à mettre un terme à cette attitude de défi". I

l a qualifié d'"immoral" l’accord de pêche entre le Maroc et l’UE, qui inclut les eaux sahraouies. "Le droit international est très clair à ce sujet. Le Maroc n’exerce aucune souveraineté sur ces eaux. Seul le peuple sahraoui a le droit de disposer des ressources naturelles du Sahara Occidental", a-t-il rappelé.

"L’UE a le devoir de veiller à l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination. Le "plan d’autonomie" est un leurre", a ajouté le député du Parlement européen. Pour le délégué du Front Polisario en Espagne, Brahim Ghali, la "responsabilité de l’Espagne est totale".

"L’Espagne est responsable des souffrances du peuple sahraoui, en conséquence des accords tripartites de Madrid (de 1975). Cette responsabilité demeurera tant que le peuple sahraoui n’aura pas choisi son avenir dans le cadre d’un référendum d’autodétermination organisé par les Nations Unies, transparent, démocratique et libre", a-t-il souligné.

Le président de la Ligue espagnole de défense des droits de l’homme, Francisco José Alonso Rodriguez, a affirmé que le référendum d’autodétermination est "impératif". "On ne peut, en aucun cas, légitimer une invasion militaire. Les autorités marocaines doivent en être conscientes", a-t-il déclaré.

Le président de la Coordination des associations espagnoles solidaires du peuple sahraoui (CEAS-Sahara), José Taboada, a, de son côté, appelé le gouvernement espagnol à "s’engager clairement et activement en faveur de la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination" et à "dénoncer" les violations des droits de l’homme dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

"Le gouvernement doit adopter une position plus cohérente avec le sentiment général de citoyens espagnols", a-t-il observé.

Le secrétaire chargé des relations avec les organisations sociales et les ONG au Parti socialiste, Pedro Zerolo, a précisé, quant a lui, que le sens de sa participation à la manifestation est de manifester sa "solidarité" avec le peuple sahraoui, indiquant qu’il transmettra à la direction de son parti les revendications exprimées lors de la manifestation.

"L’immense majorité des hommes et des femmes qui militent au Parti socialiste ont toujours été du côté du peuple sahraoui frère et nous croyons qu’on ne peut pas violer le droit inaliénable de tout peuple à se prononcer sur son avenir", a-t-il affirmé. (SPS)

Publié dans : articles |le 26 avril, 2007 |27 Commentaires »